Contexte

 

La biodiversité en danger

Dans la dernière édition de la Liste rouge mondiale (version 2015.2), sur les 77 340 espèces étudiées, 22 784 sont classées menacées.

Parmi ces espèces, 41% des amphibiens, 13% des oiseaux et 25% des mammifères sont menacés d’extinction au niveau mondial. C’est également le cas pour 31% des requins et raies, 33% des coraux constructeurs de récifs et 34% des conifères.

 

Des actions entreprises au niveau international et européen

Lors du Sommet de Rio en 1992, ayant abouti à la ratification de la Convention sur la diversité biologique, puis lors du Sommet de Johannesburg en 2002, la communauté internationale s’est engagée à freiner l’érosion de la biodiversité.

L’Europe en 2001, s’est engagée elle aussi dans cette voie, en adoptant la Stratégie de l’Union Européenne pour la Biodiversité (SUEB). Cette stratégie a été renouvelée en 2011, fixant de nouveaux objectifs à atteindre à l’horizon 2020.

 

Des dynamiques en marche à l’échelle nationale

La France s’est elle aussi engagée à réduire l’érosion de la biodiversité en adoptant la Stratégie nationale pour la Biodiversité (SNB) en 2004, renouvelée en 2011. Cette stratégie a identifié 2 nécessités :

  • La mise en place d’un Système d’Information sur la Nature et les Paysages (SINP) : conçu comme une organisation collaborative, le SINP vise à favoriser une synergie entre ses adhérents pour la production, la gestion, le traitement, la valorisation et la diffusion des données géolocalisées relatives à la biodiversité, à la géodiversité, aux espaces protégés et aux paysages.
  • La création de l’Observatoire National de la Biodiversité (ONB) : créé afin d’effectuer le suivi de l’état et des tendances d’évolution de la biodiversité et de ses interactions avec la société, il s'appuie sur la connaissance de la biodiversité acquise au travers du SINP pour élaborer et mettre à disposition de tous, des jeux d'indicateurs susceptibles d'éclairer les enjeux de société liés à la biodiversité.

 

Un contexte régional en demande

Au carrefour de quatre domaines biogéographiques (océanique à l’ouest, continental au nord, méditerranéen à l’est, et alpin-pyrénéen au sud), Midi-Pyrénées dispose d’un patrimoine naturel exceptionnel par sa richesse (nombreuses espèces endémiques et espèces bénéficiant d’un statut de protection national ou européen), par sa fragilité (espèces rares et menacées) et surtout par un maillage d’espaces naturels variés répartis sur l’ensemble de son territoire.

Il faut toutefois constater un déficit de connaissance et d’appropriation de la biodiversité par les habitants et de nombreux acteurs de Midi-Pyrénées. Cette situation nécessite, pour susciter une gestion plus responsable de ce patrimoine, un ensemble d’actions et de démarches (à destination des habitants, des acteurs de la biodiversité, des aménageurs, des gestionnaires d’espaces et des collectivités territoriales), et notamment une bonne diffusion et valorisation des informations disponibles.

La création d’un Observatoire de la biodiversité de Midi-Pyrénées s’inscrit dans les objectifs internationaux de la Convention sur la diversité biologique (CDB) ratifiée par plus de 190 Etats,  dans le cadre de la Directive INSPIRE qui s’impose aux Etats membres de l’Union européenne, et, à l’échelle nationale, dans la lignée de la nouvelle Stratégie nationale pour la biodiversité 2011-2020.

Au niveau régional, il participe:

  • à la valorisation de l’information à l’échelle régionale ;
  • à la volonté de la Région Midi-Pyrénées de contribuer à la gestion de la biodiversité et des espaces naturels en application de l’Agenda 21 et du Contrat de projets Etat-Région 2015-2020 ;
  • à la mise en œuvre à l’échelle régionale du Système d’information sur la nature et les paysages (SINP) et entre dans le cadre de la dynamique de l’Observatoire national de la biodiversité (ONB);
  • à la connaissance de la Trame Verte et Bleue (TVB) et à la mise œuvre du Schéma régional de cohérence écologique (SRCE), dont la prise en compte dans les documents d’urbanisme rend encore plus nécessaire une meilleure appropriation des enjeux et de la connaissance de la biodiversité par les divers acteurs du territoire et dont le suivi et l’évaluation nécessite le renseignement d’indicateurs spécifiques d’échelle régionale.
Libellule ©David Demrges, CEN MP